C’est un objet étrange, un long clip kitsch, une comédie musicale muette. Filmé autour des chansons de Leonard Cohen, ‘I am Hotel’ a été diffusé à la télé canadienne en 1983.
Je vous en parlais en décembre dernier alors qu’ils faisaient leurs premiers concerts en France : Money est de retour. Ils seront en concert le 26 février à Bordeaux (Iboat), le 24 à Tours (Le Temps Machine), le 25 à Nantes (Le Lieu Unique) et le 28 à Paris (Point FMR). Pour fêter ça, le groupe a bricolé un nouveau clip pour un nouveau morceau. La troisième bonne nouvelle c’est qu’un petit quelque chose, probablement un vinyle, devrait sortir chez Almost Musique fin mars. Une seule certitude, on n’a pas fini d’entendre parler de Money.
Ces soirées passées, gamine, planquée derrière le canapé à regarder les films vénérés par mon paternel : des westerns peuplés de types taciturnes et plein de morgue, amoureux de poussière, de solitude et de grands espaces ; des polars emplis de branleurs tordus et vénals amateurs de whisky, d’endroits louches et de femmes qui le sont encore plus. Sans doute n’en fallait-il pas plus pour féconder une passion jamais démentie pour les héros magnifiques et désabusés, amoureux des jeux de l’ombre et les filiations étranges et ténébreuses. Voix grave et chaude, dégaine dangereuse, costard sombre et élimé, gueule d’ange déchu et les chansons à pleurer qui vont avec, Mark Lanegan aurait pu être l’un d’eux…
Adulé par Beck, John Peel, John Darnielle et Conor Oberst, 20 ans de carrière et douze chefs-d’oeuvre au compteur, Simon Joyner n’en reste pas moins le secret le mieux gardé de l’indie-rock américain. Le songwriter d’Omaha revient avec un double LP et il a aujourd’hui besoin de vous pour participer au financement de sa sortie. Parce que des gens comme lui sont trop rares et précieux, parce qu’on a très envie d’entendre ce que peut donner du « psyché-noise avant-gardiste flirtant avec les fantômes d’Alex Chilton, de Skip Spence et de Jackson C. Frank« , et parce que cette chanson- là, on vous invite à aller lui filer un coup de pouce sur son Kickstarter. Merci pour lui.
Alors que la barre des – 4000 degrés venait d’être franchie dehors et que qu’il n’y avait plus de Kinder Bueno dans le distributeur du bureau, signes évidents de l’Apocalypse proche, elle découvrit avec stupeur que les Alabama Shakes (dont Chryde avait déjà chanté les louanges ici et là) venaient d’annoncer que Boys & Girls, leur premier album, sortirait le 9 avril.
Ses mains se joignirent, elle remercia Dieu, auquel elle décida soudainement de croire, et entamma une danse du feu devant ses collègues abasourdis. Ils ne le savaient pas encore : Brittany Howard viendrait bientôt les sauver de la fin du monde.
Aujourd’hui, lundi 16 janvier 2012, c’est le jour du Blue Monday : le jour le plus déprimant de l’année. Et c’est pas moi qui le dis, c’est l’université de Cardiff qui a mis au point une très savante formule qui tient compte de divers paramètres. En gros, l’idée est la suivante : la joie de Noël s’éloigne, ainsi que le jour où vous avez reçu votre paie. De plus, vous avez déjà échoué à tenir vos résolutions du premier de l’an (vous, je ne sais pas, mais dans mon cas, c’est tout à fait vrai). Et enfin, le temps est un brin dégueu et votre motivation est au plus bas. Ces très scientifiques critères cumulés les uns aux autres font donc officiellement de cette journée de lundi, le pire jour de l’année.
Ah oui, « Blue Monday », c’est aussi un excellent titre de New Order datant de 1983 et repris maintes et maintes fois, un hymne electro tendance new wave dont les premières notes déclenchent chez n’importe quel être normalement constitué l’envie de danser. « How does it feel to treat me like you do…« , bon, ok, quand on regarde les paroles en effet, il n’y a pas de quoi se réjouir non plus. Happy Blue Monday à tout le monde, donc.
On lui a montré le piano, c’était comme si on lui présentait quelqu’un. Il a soulevé le couvercle, frappé quelques touches, a souri et murmuré « he’s got character ». Il a joué un peu plus : « he’s unpredictable. I like it ». Un peu plus tard, Nils Frahm nous interpelle… « Humn there’s a slight chance that I might break it… I get excited sometimes ». On ne l’a pas dit à notre hôte, on a croisé les doigts.
On avait aimé leur chanson ‘Lions’, balade puissante qui hurlait autour d’un maigre accordéon. On les avait filmé au Père Lachaise, c’était il y a longtemps. Aucune nouvelle. Mais les voilà qui reviennent, les petits Jonquil. Ils ont changé, ils sont plus légers,





