Le PS vient de se réconcilier avec la Ve République

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Ce qui vient de se passer au Parti socialiste est crucial, non seulement comme transformation de son rôle et de son fonctionnement mais aussi comme potentialité de transformation du régime politique lui-même à travers le mécanisme de l’élection présidentielle. En outre, cette réforme du parti socialiste, embourbé depuis longtemps, lui permet de repartir de l’avant. Encore faut-il qu’il soit capable d’assurer le suivi de cette réforme.
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Energie : la concurrence Europe-Russie

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L’importation de gaz par l’Union européenne devrait aller en s’accroissant au cours des prochaines décennies. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre tout l’intérêt des grands projets d’infrastructures au niveau européen, dont Nabucco fait partie. Nabucco est devenu un projet politique qui s’est affirmé notamment par le biais de la Commission européenne et qui s’est imposé comme prioritaire suite à la première crise russo-ukrainienne (2006). Depuis, Nabucco a gagné en visibilité, mais pas forcement en faisabilité. Qu'en est-il de la concurrence avec son rival South Stream, lancé par la Russie ?
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Faut-il conclure le cycle de Doha ?

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Il y a quelques mois beaucoup d’observateurs s’inquiétaient du risque de protectionnisme. Dans le contexte de crise économique mondial depuis octobre 2008, chaque gouvernement serait tenté de recourir à l’arme protectionniste, quitte à pénaliser ses voisins. L’interdépendance des économies pourrait alors conduire à une série de représailles et de contre-représailles, nuisible au bout du compte à l’économie mondiale et à chacune de ses composantes. Aujourd’hui il apparaît que le commerce mondial reprend doucement et que le recours au protectionnisme n’a finalement pas eu lieu de manière significative. Les États ont essayé de réagir à la crise en privilégiant la coopération commerciale au repli protectionniste. Faut-il alors soutenir une conclusion du Doha Round, cycle de négociations commerciales multilatérales organisé par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et qui impliquerait une nouvelle libéralisation multilatérale du commerce ?
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Bouclier antimissile : réactions centre-européennes

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Abandonnant ce qui fut l’un des symboles de politique étrangère de son prédécesseur, Barack Obama envoie un signal fort. Des incertitudes budgétaires et techniques contribuent à expliquer l'abandon de ce projet, mais l'enjeu est aussi d’enterrer une des pommes de discorde avec la Russie. Les gouvernements tchèque et polonais paraissent résignés face à une décision qu’ils pressentaient depuis des mois. Mais en dépit de son dénouement, et au-delà des réactions immédiates («  le Kremlin se réjouit, les Centre-Européens sont inquiets », titrait un édito tchèque), l’affaire du bouclier antimissile aura permis d’éclairer la spécificité des perceptions de sécurité centre-européennes.
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L’emprunt pour financer la dette ?

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Alors que la France s’apprête à lancer un emprunt « national », sans avoir clairement défini l’objet de cet emprunt, il est une question simple : en avons-nous les moyens ? D'un point de vue d'économiste, elle peut se poser en ces termes : la croissance promise avec le nouvel emprunt aidera-t-elle à stabiliser la dette ?
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Le G20 entre en scène

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Une conséquence frappante de la crise mondiale a été le remplacement du G7 par le G20 comme principale enceinte de coordination des politiques économiques au niveau international. Cette substitution est un peu paradoxale puisque l’ordre du jour des réunions du G20 s’est, jusqu’ici, concentré sur la régulation financière, thème qui intéresse bien plus les pays du G7 que les 13 autres pays du G20. Les communiqués du G20 ont ainsi été bien plus détaillés sur la régulation financière que sur le commerce international, les déséquilibres de balances de paiement ou la réforme des institutions de Bretton Woods, sujets sur lesquels le point de vue des grands pays émergents est déterminant compte tenu de leur vulnérabilité aux soubresauts du commerce mondial, de leur contribution aux déséquilibres et de leur sous-représentation dans les institutions de gouvernance, particulièrement au Fonds monétaire international (FMI).
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Y a-t-il un risque protectionniste ?

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Le rendez-vous de Pittsburgh et la réunion ministérielle de l’OMC fin décembre sont l’occasion pour les décideurs de se pencher sur un dossier en déclin dans la hiérarchie politique actuelle. La menace d’une recrudescence abrupte du protectionnisme écartée, l’espoir d’une avance rapide de la libéralisation multilatérale enterré, le plus probable est que les gouvernements tergiverseront. Une voie possible serait d’améliorer les mécanismes de transparence qui relèvent de la seule responsabilité de chaque pays.
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